Comment Amazon va continuer a changer le monde du (e-)commerce

15 novembre 2011

On a beaucoup parlé de Steve Jobs ces derniers temps, et force et de constater que son décès est une perte considérable pour le monde du digital tout entier. Je ne reviendrai pas sur sa carrière et son parcours, d’autres l’ont beaucoup mieux fait et me réduirai a dire non sans euphorie : « Chapeau l’artiste ! »

Un autre véritable gourou visionnaire, bien vivant celui-ci, que je classe au meme niveau que celui de Steve Jobs, est Jeff Bezos. Ce type est un véritable génie visionnaire qui a révolutionné la facon de faire du e-commerce, il est clairement le Apple du domaine. Mais depuis quelques temps, Amazon sort clairement de son domaine initial, et fait des incursions dans le hosting d’infrastructure web, ainsi que de web services et dans lequel il est devenu incroyablement puissant et incontournable, au point de devenir fournisseur de certains de ses concurrents, en infra IT.

Mais Jeff Bezos, c’est aussi, une révolution dans le domaine de l’edition. Il a ouvert les hostilités avec le Kindle, mais désormais aussi avec le contenu, car clairement, ce qui interesse JB, c’est le contenu. Le contenant n’est qu’un moyen en soi.
Je pourrais vous en parler pendant des lignes, mais je vous conseille très vivement, pour plus de détails,  de lire l’interview qu’il a donné au journal Wire, et qui est riche en enseignements et démontre a quel point Jeff Bezos est un génie visionnaire qui n’a pas fini de faire parler de lui. Je pense sincèrement que la galaxie Amazon n’est est qu’à ses débuts et n’a pas fini de nous surprendre.

Bienvenue dans l'ère de l'hyper-partage – Partie 2

24 juin 2010

Après avoir exposé de facon plus attitudinale cet hyper-partage,  voyons maintenant comment cet hyper partage se manifeste d’un point de vue plus économique.

Le partage de la valeur :

Mais l’on peut pousser cet Hyper Partage plus loin. En effet, on peut caler ce nouveau modèle sur le partage de la valeur économique. Les entreprises générant de la valeur sur une communauté d’utilisateurs, comme Youtube ou Facebook, valorisées des milliards ont elle vraiment la valeur intrinsèque qui est mise en avant ? On peut tout a fait envisager leur valeur comme en quelque sorte « partagée » via les utilisateurs et plus particulièrement les contributeurs. Ah, vous allez me dire qu’il en est de même pour des business plus traditionnels. En effet, une entreprise qui vend des biens comme des automobiles par exemple, ne vaudrait factuellement, plus grand chose sans ses clients c’est évident. Une entreprise digne de ce nom lance des produits lorsqu’il y a un besoin client et essaie d’y répondre et très rarement l’inverse.

Mais ce paradigme est-il le même pour les entreprises basées sur l’UGC (User Generated Content) ? Pas si sûr. Comme je le disais plus haut, on distingue deux types d’utilisateurs, très inégalement répartis, les consommateurs de contenu (80% à 98% de la pop.) qui consultent les contenus sans en produire, et les producteurs de contenu (20 à 2%) restant qui en plus, génèrent du contenu. Ce paramètre différencie bien ce business d’un business traditionnel comme les autos par exemple. En effet, Renault est le seul a fabriquer ses autos et non une partie de la population cliente. Ce n’est pas les clients qui peuplent les usines pour concevoir les véhicules. Par conséquent, la valorisation des sociétés comme Youtube est en fait elle même partagée en quelque sorte avec une partie de ses utilisateurs…..On peut soulever bien entendu que ces services, bien qu’étant l’emmergence d’une communauté, sont basés sur un besoin (comme je le disais pour les automobiles), mais ce besoin est essentiellement un besoin de consommation passive de contenu, pour l’immense majorité des visiteurs. Seuls la petite minorité de contributeurs ressentent ce besoin de partage et d’avoir l’outils qui va avec….

Mais là où pour ma part, la valeur est d’autant plus partagée, c’est que le contenu accessible n’est pas payant. La rémunération est faite par un acteur tiers, d’où ma reflexion sur ce partage de la valeur entre les créateurs de la plateforme, et ceux qui la font vivre…..D’autant qu’il ne faut pas oublier que cette audience est très souvent volatile car très receptive aux buzz…Il y a je pense un défi à l’avenir qui est de savoir ce que l’on fait de ces contributeurs ? Il est clair que la rémunération est une piste…Mais il y en a certainement d’autres auxquelles il nous faudra trouver les fondements. Youtube commence à mettre en place un système de rémunération des producteurs de contenu.
Ce paradigme n’est toutefois pas applicable à tous les business basés sur l’UGC. Il est clair que des applications comme Viadeo peuvent clairement répondre à un besoin, d’ailleurs l’accès premium à Viadeo est payant, voire Facebook si vous voulez retrouver vos amis ou garder un contact régulier, échanger des contenus, mais l’on s’appercoit une fois de plus que même sur Facebook, une relative minorité fait VRAIMENT vivre le site…Pour ma part, j’ai un profil comme beaucoup de gens, mais j’ai encore du mal à en trouver l’utilité. Par conséquent, je ne fais pas vivre mon profil et ne visite guère les profils de mes contacts.  Et quand je me connecte, je me rends bien compte de cette inégale répartition. 80% des posts que je vois sur ma timeline sont issus de 3 ou 4 contacts.

La valorisation d’un site « social » repose essentiellement sur le nombre d’utilisateurs et son trafic. Les investisseurs mettent de l’argent dans une base utilisateurs, une audience. Mais prenons l’exemple de Twitter. L’immense majorité des utilisateurs ne se connectent même pas et ne postent meme pas plus d’un tweet par moi et encore. Alors peut-on « vendre » autant de millions d’utilisateurs alors que l’essence même du site, l’audience active exposée aux messages publicitaires n’est que de que de 20% de la somme totale d’utilisateurs ?

Cet Hyper-partage, touche donc a mon sens un pan entier de l’économie numérique, de la vie des utilisateurs, du contenu intellectuel. Il se manifeste de différentes façon mais au final, il est de plus en plus difficile de dire à qui appartient tel ou tel contenu, intimité, ou valeur pécunière.

Bienvenue dans l'ère de l'hyper partage – Partie 1

21 juin 2010

Hyper-partage. Oui je sais, mon cerveau sort parfois des mots un peu alambiqués mais il a le mérite de bien résumer, la mutualisation généralisée via Internet, le partage de la valeur, quelle qu’elle soit. Force est de constater que l’avènement du fameux Web social a fait changer considérablement les pratiques sur la toile. Mais plus que de « simples » évolutions d’ordre purement fonctionnel ou numérique, c’est le concept même de la mutualisation, du partage de façon globale qui peut être remis en cause. Je vais volontairement forcer le trait parfois, mais le but est de comprendre ces évolutions. Cet article est un corolaire sur certains aspects à celui sur l’existence numérique que je vous ai posté il y a quelques temps.

Vie privée & Vie publique :

L’individu, l’entreprise, la valeur ont elles encore un sens individuel ? J’entends par là, centré sur un seul créateur ou une seule personne/entité ? Aujourd’hui, on peut aisément constater que l’utilisateur a pris le pouvoir sur bien des choses. Cet utilisateur est devenu créateur/ partageur. Une fois de plus la loi de Pareto s’applique allègrement aux applications basées sur l’UGC. 80% du contenu est intégré par seulement 20% des utilisateurs (et encore, je suis gentil, certaines lois parlent de 2% des contributeurs créent 98% des contenus). Pour les autres, ils le consomment. Mais une chose est sûre :  » le partage au sens pratique n’est effectivement que l’apanage de quelques bonnes volontés, mais la notion de « partage » plus largement met très certainement tout le monde dans le même panier. En effet, il y a partage de contenu créé (photos, vidéos que l’on a conçu puis uploadé…), mais il y a bien entendu le partage de ses activités, de sa personnalité, passions, recettes de cuisine, emploi du temps et bien d’autres choses (Twitter, Facebook, Blog…).

Tout ce contenu créé, et partagé par l’utilisateur lui appartient juridiquement (ou pas ! , cela dépend des cas), mais empiriquement est-ce vraiment le cas ? Pas sûr. La communauté se l’approprie à vitesse grand V, et le diffuse très largement sur la toile. A-t-on vraiment les moyens de réguler cela ? Pour le moment non. Que ce soit la connaissance, l’information, la création artistique, etc…elle n’appartient plus vraiment à son créateur mais à la communauté.
Cet Hyper Partage a deux significations, Hyper, pour « Internet« , mais aussi pour la sur-représentation de ce partage. En effet, plus le temps passe plus les applications nous poussent à partager a peu près tout et n’importe quoi. Mais évidement la dernière mode est de partager son intimité, son quotidien : ce que l’on fait a l’instant T, ce que l’on mange, ce que l’on écoute (Twitter est souvent utilisé pour cela, mais de moins en moins car il se  mue en une sorte de mini tchat, et bien sur de micro-blogging au sens strict et initial du terme). Facebook semble prendre le relais de cette pratique. Le terme « technique » est le LifeStreaming. Notre vie ne nous appartient plus vraiment en quelque sorte, on la transfère vers la communauté, on la partage.

Ce déshabillage numérique est certainement très révélateur de ce que l’on appelle la génération Y . Cette génération qui vit au travers du numérique, des réseaux sociaux, qui réinvente l’identité numérique personnelle au profit d’une identité collective. Cette génération (dont je fais partie), n’a pas connu les grands bouleversement des années 70 et début 80. Nous sommes une génération post baby-boom. Génération qui ne s’est pas battu pour son identité, pour sa liberté de ton, de moeurs, de consommation, comme l’ont fait la génération de nos parents. Nous sommes rodés à la consommation, et surtout peut être plus naïfs, plus insouciants, car malgré les incertitudes du monde d’aujourd’hui qui pèse sur nos épaules, notre génération semble vivre de façon plus tribale, nous existons au travers du regard des autres. Ceci explique en partie le fait que notre identité est plus facilement soluble dans la communauté. Cette forme d’insouciance qui nous pousse à mettre en avant notre identité sans très bien savoir ce qui va en être fait.

Dans la deuxième partie de cet article qui paraitra dans quelques jours, je ferai le point sur le partage de la valeur d’un point de vue plus économique et sociale.

Le haut débit va-t-il sauver l'Afrique ?

14 juin 2010

Derrière ce titre un peu punchy se cache une réalité qui peut laisser croire à un tel résultat. En effet, l’annonce de la pose récente d’un cable sous marin autour de l’Afrique laisse augurer de bien beaux espoirs. Et quand on y réfléchit, lorsque l’on voit les avancées dans nos sociétés qu’on engendré le haut débit dans nos sociétés, on peut imaginer aisément qu’Internet puisse considérablement venir en aide au continent africain si delaissé.
Les conséquences dans la politique, les médias, la médecine mais surtout dans l’économie seraient énormes. Le télétravail et les outils de communication pourraient enfin rapprocher nos deux continents et voir se developper des partenariats importants. Je vous laisse les détails sur l’excellent article de RWW concernant cette future révolution.

Extraordinaire vidéo du volcan islandais Eyjafjallajökull

17 mai 2010

Ce fameux volcan qui fait tant parler de lui (surnommé parfois la bouche de l’enfer par les islandais) est d’une toute beauté sur la vidéo concue ci dessous avec un certain talent.

Je vous laisse admirer cette oeuvre ! C’est splendide !

J’avoue que ca se passe de mots….

Jazz, la nouvelle interface de recherche de Google est sortie !

6 mai 2010

Il y a 2 semaines, un soir, je vais sur Google, et…..surprise ! Nouveau logo pour Google (enfin c un lifting plutot !).
En effet, cette mise a jour est en train d’être répliquée sur tous les serveurs de Google. Donc pas de panique si vous n’avez pas encore accès à cette mise à jour. Cela dépend du serveur sur lequel vous tombez…
Ce lifting printannier comporte en substance :
Sur la home :
- Un nouveau logo (plus clean et élégant)
- Un formulaire plus grand et des boutons plus gros
Sur la SERP :
- Colonne de gauche avec les affinements de recherche et des icones pour les thématiques dynamiques en fonction des résultats.
- Le nombre de résultats affichés en plus petits sous la barre de formulaire

Je trouve ce lifting réussi. J’aime bien la nouveau logo car l’ancien avec les biseautC’est vrai qu’il va falloir se faire à ce menu de gauche permanent sur la SERP et qui décalle, de fait, le contenu un peu sur la droite, mais c’est une affaire de quelques jours.
Plus d’informations sur le blog de Google.

Pas de fenetres ? Pas de probleme !

5 mai 2010

Vous habitez dans un boomker ? Vous n’avez pas de fenêtres ?

Regardez ce que cette techno propose…Attention ca envoit du très gros !! Mais ca fait un peu flipper aussi !

Décidément, le numérique n’as pas finit de changer nos vies…..

Tinypay.me : Vendez en 60 secondes !

3 mai 2010

Voilà une idée qui a le mérite d’être redoutable. Sur le principe en tout cas. Quant à sa rentabilité, c’est beaucoup plus discutable.

En effet, cette startup vous propose de créer votre fiche produit en quelques minutes. Vous rentrez les différentes informations de votre produit, vous liez le tout à votre compte Paypal et hop le tour est joué. C’est vraiment bien foutu et très rapide.
A tout cela se rajoute une couche sociale, et hop, ca y est, vous partagez votre boutique via Twitter, Facebook, etc. Vous pouvez même partager une partie de vos revenus avec une association.
Clairement cette startup est une des meilleures idées que j’ai vu ces derniers mois dans le monde du e-commerce et du social.

Imaginez, couplez cela a Facebook et faites tourner ! Comme toujours, à vous de faire venir du trafic dessus, mais c’est un très bon outils à coupler à vos réseaux sociaux. Bref, le micro e-commerce disponible enfin pour tous !
C’est là évidemment que les limites de la startup se font ressentir.
1) En effet, tinypay.me se rémunère à la comission, donc pas de vente, pas de CA. On imagine aisément la cible de ce produit, c’est à dire les particuliers ou les frileuses micro entreprises qui n’ont pas forcément les moyens de se faire connaitre….
2) L’idée est vraiment très facilement adaptable et copiable en quelque jours. Par conséquent, son seul salut est de connaitre un développement viral très bref pour devenir incontournable et écraser les futurs entrants. C’est possible mais cela ne sera pas facile.

Bref, à suivre !

La fin du piratage par Peer2Peer ?

1 mai 2010

On peut dire que la guerre est reellement déclarée.  Le jeu du chat et de la souris s’intensifit. En effet, des chercheurs francais ont réussi a exploiter une faille dans le protocole Bitt Torrent, utilisé massivement actuellement pour les échanges de fichiers souvent illégaux. Cette faille va permettre de sortir de traquer avec certitude non seulement la premiere personne qui a mit le fichier sur le réseau mais également tous les gens qui l’ont téléchargé.

Bref, la guerre semble etre vraiment déclarée. C’est je pense la première fois que le front anti pirates tape un grand coup. Il est évident que les réseaux pirates vont contre attaquer. Cela laisse augurer un bien bel affrontement.
Cela laisse également de beaux jours aux nouveaux réseaux comme Méga Upload, qui n’utilisent évidemment pas cette techno mais qui est payante….bref la liscence globale n’est pas très loin non ?

Je vous laisse découvrir l’article de Korben qui a eu l’occasion de rencontrer les chercheurs qui ont créé l’engin…

Seton lance le Championnat de France de la Sécurité

27 avril 2010

Bon, je vais un peu prêcher pour ma paroisse.

Vous travaillez dans l’industrie ? Dans le BtoB ? Dans la sécurité ? Ce jeux s’adresse à vous ! En effet, ma boite lance un grand concours.  Le but est de répondre à des questions sur la sécurité en entreprise.  De nombreux lots sont à gagner.

Ca démarre le 3 mai ! Déjà plusieurs centaines d’inscrits. ! Dépechez vous ! C’est à l’adresse www.champion-securite.fr

Vous pouvez aussi vous inscrire au groupe Facebook.