Archive pour la catégorie ‘Web 2.0’

Bienvenue dans l'ère de l'hyper partage – Partie 1

Lundi 21 juin 2010

Hyper-partage. Oui je sais, mon cerveau sort parfois des mots un peu alambiqués mais il a le mérite de bien résumer, la mutualisation généralisée via Internet, le partage de la valeur, quelle qu’elle soit. Force est de constater que l’avènement du fameux Web social a fait changer considérablement les pratiques sur la toile. Mais plus que de « simples » évolutions d’ordre purement fonctionnel ou numérique, c’est le concept même de la mutualisation, du partage de façon globale qui peut être remis en cause. Je vais volontairement forcer le trait parfois, mais le but est de comprendre ces évolutions. Cet article est un corolaire sur certains aspects à celui sur l’existence numérique que je vous ai posté il y a quelques temps.

Vie privée & Vie publique :

L’individu, l’entreprise, la valeur ont elles encore un sens individuel ? J’entends par là, centré sur un seul créateur ou une seule personne/entité ? Aujourd’hui, on peut aisément constater que l’utilisateur a pris le pouvoir sur bien des choses. Cet utilisateur est devenu créateur/ partageur. Une fois de plus la loi de Pareto s’applique allègrement aux applications basées sur l’UGC. 80% du contenu est intégré par seulement 20% des utilisateurs (et encore, je suis gentil, certaines lois parlent de 2% des contributeurs créent 98% des contenus). Pour les autres, ils le consomment. Mais une chose est sûre :  » le partage au sens pratique n’est effectivement que l’apanage de quelques bonnes volontés, mais la notion de « partage » plus largement met très certainement tout le monde dans le même panier. En effet, il y a partage de contenu créé (photos, vidéos que l’on a conçu puis uploadé…), mais il y a bien entendu le partage de ses activités, de sa personnalité, passions, recettes de cuisine, emploi du temps et bien d’autres choses (Twitter, Facebook, Blog…).

Tout ce contenu créé, et partagé par l’utilisateur lui appartient juridiquement (ou pas ! , cela dépend des cas), mais empiriquement est-ce vraiment le cas ? Pas sûr. La communauté se l’approprie à vitesse grand V, et le diffuse très largement sur la toile. A-t-on vraiment les moyens de réguler cela ? Pour le moment non. Que ce soit la connaissance, l’information, la création artistique, etc…elle n’appartient plus vraiment à son créateur mais à la communauté.
Cet Hyper Partage a deux significations, Hyper, pour « Internet« , mais aussi pour la sur-représentation de ce partage. En effet, plus le temps passe plus les applications nous poussent à partager a peu près tout et n’importe quoi. Mais évidement la dernière mode est de partager son intimité, son quotidien : ce que l’on fait a l’instant T, ce que l’on mange, ce que l’on écoute (Twitter est souvent utilisé pour cela, mais de moins en moins car il se  mue en une sorte de mini tchat, et bien sur de micro-blogging au sens strict et initial du terme). Facebook semble prendre le relais de cette pratique. Le terme « technique » est le LifeStreaming. Notre vie ne nous appartient plus vraiment en quelque sorte, on la transfère vers la communauté, on la partage.

Ce déshabillage numérique est certainement très révélateur de ce que l’on appelle la génération Y . Cette génération qui vit au travers du numérique, des réseaux sociaux, qui réinvente l’identité numérique personnelle au profit d’une identité collective. Cette génération (dont je fais partie), n’a pas connu les grands bouleversement des années 70 et début 80. Nous sommes une génération post baby-boom. Génération qui ne s’est pas battu pour son identité, pour sa liberté de ton, de moeurs, de consommation, comme l’ont fait la génération de nos parents. Nous sommes rodés à la consommation, et surtout peut être plus naïfs, plus insouciants, car malgré les incertitudes du monde d’aujourd’hui qui pèse sur nos épaules, notre génération semble vivre de façon plus tribale, nous existons au travers du regard des autres. Ceci explique en partie le fait que notre identité est plus facilement soluble dans la communauté. Cette forme d’insouciance qui nous pousse à mettre en avant notre identité sans très bien savoir ce qui va en être fait.

Dans la deuxième partie de cet article qui paraitra dans quelques jours, je ferai le point sur le partage de la valeur d’un point de vue plus économique et sociale.

Quand vie privée = vie publique

Jeudi 5 mars 2009

Je voulais revenir sur un buzz retentissant d’il y a quelques semaines. La fameuse affaire du Tigre et de Marc L. Vous avez peut être suivi le buzz sur l’article du site web Le Tigre concernant le portrait chinois fait par ce site Web concernant un certain Marc L. Si ce n’est pas le cas, je vous invite fortement à lire cet article.
Il y raconte comment en quelques heures de surf, il est possible de dresser une description de la vie d’un individu rien qu’aux traces qu’il laisse sur le Net. Ce qu’il aime ou il est allé, bref une bonne partie de sa vie privée, voire meme intime. Il est clair que ce Marc était une cible de choix, car il postait absolument tout ce qu’il pouvait sur les réseaux sociaux entre autres.

Cet article qui a fait couler beaucoup d’encre est intéressant à plus d’un titre. Il met en lumière la possibilité qu’à tout un chacun, dans notre ère de réseaux sociaux et applications participatives, de se procurer des informations sur la vie de n’importe qui. De plus, Google est un glouton qui avale tout ce que l’on insère sur la toile. Mais plus que celà, et c’est là que réside la problématique, elles sont en consultations publiques ou peuvent l’être. Car arrêtons l’hypocrisie, les rédacteurs du Tigre ont été beaucoup décriés dans leur attitude en regard de cet individu dont ils ont fait le portrait, ils se seraient soit disant immiscés dans sa vie privée au grand damn de cet individu qui a été cité dans l’article de façon nominative (plus maintenant suite aux contestations…). Ce fameux individu est-il en droit de se plaindre ? En effet, comme je le disais plus haut, les rédacteurs du Tigre ont trouvés ces infos de façon totalement légale et publique. Bien que le buzz fait autour de cet article a généré des nuisances désormais dans sa vie, il est clair que ces infos était pourtant disponibles à tout un chacun.

De ce fait, il est bon de ne pas déplacer le débat là ou il n’y a pas lieu. En effet, je pense qu’il y a deux problématiques. L’une au niveau des réseaux sociaux, l’autre au niveau des individualités.

- Les réseaux sociaux doivent permettre de gérer la facon dont nous postons nos informations. En effet, Facebook, par exemple est tout sauf un parangon de vertu à ce sujet. Il mets en mode « public » par défaut. J’ai eu la meme surprise avec Viadeo…..Il faudrait que les acteurs en place soient plus rigoureux et respectueux. Il faut donc être vigilant. Ce qui m’amène à ma deuxième remarque

- Le fameux Marc L. , s’est insurgé de cette celebrité soudaine, qui n’était pas souhaitée. C’est un fait. Le Tigre pouvait tres bien faire comme c’est le cas aujourd’hui, utiliser un pseudo, mais l’impact et la possibilité de vérifier la véracité de la chose aurait été, de facto, moins grande. Mais ils ont poussé la problématique jusqu’au bout. En effet, il est clair que cet individu avait posté une quantité considérable d’informations. Force est de constater que si l’on partage ses photos de vacances et de beuveries au grand public sans restriction en terme de consultation, il ne faut pas s’étonner que les personnes s’intéressant à vous soient au courant… Deux solutions, soit vous ne postez rien et vous restez plus ou moins anonyme sur la toile, soit vous etes vigilant. Car avec des moteurs de personnes comme 123people qui raclent tous les fonds du Web pour rassembler des infos sur vous, n’arrangent rien…..Il faut dans ce cas essayer d’être vigilant, et de ne pas hésiter à aller visiter les menus sur la confidentialité des données dans nos applications favorites pour ainsi réduire le champs de vision du grand public si vous ne le souhaitez pas. Mais même avec ces précautions, cela ne vous empêchera pas certaines potentielles déconvenues.

Alors vivons heureux vivons cachés ? Pas vraiment, il ne faut pas non plus tomber dans la paranoïa, les réseaux sociaux restent pour certains d’entre eux de formidables outils et le seront de plus en plus. Je continue a penser que Facebook et compagnie n’apportent pas vraiment grand chose. Je parle à titre personnel. Je suis certains que d’autres personnes peuvent en trouver l’utilité. Mais globalement, ca reste assez orienté « fun« . C’est une application parfaitement réalisée et c’est amusant. En revanche, je crois beaucoup plus aux réseaux sociaux verticaux pour les voyages, le vin, la médecine, la recherche, etc. Ils seront dès lors un vrai levier en terme de développement pour notre société et nos usages. Quant à nos individualités…ce n’est pas encore gagné…J’y reviendrai en détails plus tard.

Je vous invite également à lire ma série d’articles sur l’existance numérique que j’avais écris il y a quelques mois de cela.

Les géants du Web d'hier et d'aujourd'hui….en crise

Jeudi 27 novembre 2008

Faisons le point sur les géants du Web et la crise ainsi que ma perception de leur stratégie et de leur avenir quant à la traversée et la sortie de cet hiver économique qui se prépare. La crise aussi brutale que prévisible touche TOUT le monde. C’est un fait, nous n’avons pour le moment traversé que la crise financière…La crise économique va lui succéder. Elle a même déja commencé….Même le Web aura son lot de débacles.

Google non immunisé :

J’étais étonné de voir certains journalistes annoncer l’arrogance avec laquelle Google semblait traverser la crise. Mais il faut etre réaliste, le premier budget sur lequel on rogne lors d’une recherche d’optimisation de coûts c’est le budget pub…..c’est à dire le core business de Google…Par conséquent, il ne faut pas etre naïf, les clients de Google vont moins dépenser. Evidemment, les nouveaux clients et le developpement du search marketing (et le transfert croissant des budgets médias vers le Web )va entretenir une croissance pour GG, mais il est clair que cela va significativement ralentir. Aujourd’hui Google recoit, comme tout le monde, sa petite claque, qui n’est finalement pas si épargné que cela par ce début de crise tonitruant. En effet Google emploie quasiment 20 000 employés en ce moment mais également à peu près 10 000 intérimaires ou CDD dans le monde. Et c’est fameux contrats qui sont mis sur la sellette. En effet, Google n’exclue pas de se séparer d’une très grosse partie de ce staff (certains disent, plus de la moitié…).Bref, Google passe la seconde vitesse. En effet, la première mesure brutale suite à la crise financière était l’annonce d’un nombre de recrutement divisé par 5 pour l’année 2009.

Lycos Europe décapité :

L’un des géants européens du Web d’hier vient, après une longue agonie, de trépasser. Et oui la crise ne fait pas de cadeaux à ceux qui ont pris les mauvaises décisions. Lycos Europe en est le meilleur exemple. Ancien poids lourd incontestable du Web (ancien leader du mail (Caramail), du tchat, de l’hebergement de pages perso(Multimania)…), il s’est d’une part, progressivement éloigné de ses fondamentaux et d’autre part, raté le virage de tout ce qui fait le Web d’aujourd’hui. Bref, un désastre stratégique. Bilan : 700 personnes débarquées et des milliers de comptes caramail qui vont, de fait, être fermés…Avec j’imagine, tous les mails dedans….Sympa…

Yahoo mal en point :

Quand on parle de stratégie hasardeuse on pense également un petit peu à Yahoo. Toutefois en ce qui concerne nos amis pourpres, je serai plus nuancé que certains. Je pense qu’effectivement Yahoo a fait des erreurs stratégiques il y a quelques temps. Toutefois ils ont en reserve de bien beaux projets. Le tout est de savoir les mettre en avant. Ils ont montré qu’ils savaient innover. Je ne sais pas trop si il peuvent encore suivre Google dans le search. Je pense qu’ils devraient maintenir leur place de second et mettre juste ce qu’il faut pour le rester, et tout le reste, le mettre dans la R&D et l’élagage de projets sans avenir. Grâce à cela ils pourront vraiment faire emmerger les projets qui feront évoluer le Web. Et je suis tout à fait convaincu qu’ils ont quelques projets vraiment révolutionnaires dans les cartons. Nous en reparlerons.

Microsoft et la croissance externe :

Je pense que celui qui se sortira le mieux de la crise (tout en y laissant quelques plumes comme tout le monde) est bien Microsoft du fait de la diversité de leur business et de leur richesse bancaire.  Il est vrai que Microsoft a montré qu’ils savaient faire de très bons produits mais un peu tardivement. Mais je pense qu’une partie de leur salut viendra de la croissance externe grâce à leur monstrueux porte monnaie. Non seulement ils n’ont jamais fait autant d’argent, mais ils ont surtout un trésor de guerre de plus de 50 milliard de dollars en cash bien au chaud pour l’hiver. Rendez vous compte ! Avec la faible valorisation de beaucoup de sociétés, il est fort probable que Microsoft étudie avec attention le profils de société a fort potentiel faiblement valorisées du fait de la crise et fondre dessus. Bref, MS est en marche et il est fort possible que la crise l’aide indéniablement.

Facebook droit dans le mur ? :

Une chose est sûre, je suis de plus en plus convaincu qu’en ce temps de crise, c’est le moment pour Facebook de songer à envisager un business model rentable. En effet, se développer avec l’argent des levées de fonds, c’est une chose, mais c’est utile lorsqu’un objectif de rentabilité est en point de mire. Ce qui n’est pas le cas de Facebook. C’est d’autant plus dangereux que les social-ads vont souffir encore plus de la crise dû au fait de leur jeunesse et de la crainte qu’elle succite auprès des annonceurs. Crainte pas totalement infondée, en effet les résultats de ces publicités sociales sont loin d’apporté le ROI suffisant en regarde de l’argent investi. Je pense que Facebook court clairement à la catastrophe si la société continue dans cette direction.

Tout cela est une observation à chaud. Je suis en train de préparer un article sur Microsoft, puis un autre sur Facebook pour faire le point sur ma vision de ces 2 poids lourds du Web. En ce qui concerne plus précisément la crise, nous avancons en terre inconnue. Il n’y a pas réellement de précédent à cette crise…par conséquent…nous allons attendre et surtout observer. Une chose est sûr….rien ne l’est…..pffiou elle était facile celle là  :-)

Les dérives du pseudo journalisme citoyen

Jeudi 13 novembre 2008

Les dérives du journalisme « citoyen » (cette nouvelle mode de plus en plus nauséabonde) commencent vraiment à me faire sortir de mes gonds. L’initiative en soit n’est pas mauvaise. Mais c’est la porte ouverte à toute les dérives. Ces sites web d’infos tels iReport, qui regroupent des soit disant news postés par qui veut bien l’entendre commencent vraiment a sentir le rat crevé. CNN qui a mis en place ce fameux iReport  fait parfois remonter une des news sur son site officiel CNN.com. Sans aucune vérification. Il est pile poil ici le probleme. Qu’ils se fassent plaisir avec un site de regroupement d’infos grand public non vérifiée (ce dont ils ne se cachent pas sur la homepage d’ailleurs) d’accord ! Mais il n’est pas question de remonter ces infos sur leur site officiel sans vérification !Je trouve cela scandaleux, totalement contraire au code de déontologie, et lourd de conséquences.

Preuve en est, l’anecdote Apple. On le sait, Steve Jobs, pdg fondateur d’Apple, n’est pas au mieux de sa santé. Il suffit de voir le poids qu’il a perdu. C’est un fait. Mais pour une raison que j’ignore (faire fluctuer l’action volontairement pour se faire du blé au passage, ou bien un colporteur de rumeur), un petit malin a posté sur ce site une news soit disant sûre, comme quoi notre bon vieux Steve venait d’avoir une crise cardiaque et était transporté a l’hosto en quatrième vitesse. Ce qui est totalement faux. Quand on sait le pouvoir qu’a Steve Jobs et son influance sur Apple, il n’en fallait pas moins pour faire dévisser l’action….Bref, plus que le coté pervers de la chose qui voudrait que l’on puisse jouer avec le court d’une action sur un simple ragot (la crise financière actuelle est d’ailleurs en grande partir basée sur de la finance comportementale), c’est plus le coté scandaleux du fait que CNN puisse diffuser sur son site officiel des informations putrides et non vérifiées postées par des abrutis en mal de scoop (qui ne sont pas journalistes bien sûr, car ce site est alimenté par le grand public). C’est quand meme le coeur de leur job. Je dois dire que le journalisme se dégrade de plus en plus. Ils sont où ces journalistes qui vérifient leurs sources ? Mais qu’est ce que c’est que ces médias d’information qui lorgnent sur les coûts au point de récupérer les infos par le grand public ! L’initiative de laisser une place publique pour poster des infos est une idée interessante. Les Digg like participatifs grand public sont de très bon sites, mais ils ne se vantent pas comme étant des sites officiel de presse. Ce qui me gène vraiment c’est quand on placarde la mention, « info », l’associer au monde du journalisme et à des grand noms comme CNN. Bref tout cela me désole.

Bref, j’éspère que cette pratique ne va pas se généraliser sinon il sera vraiment difficile à l’avenir de faire confiance à tel ou tel média…..Ca sent vraiment pas bon…

Panorama sur l'existence numérique – Partie 3

Vendredi 30 mai 2008

Cet article est la troisième et dernière partie de mon panorama sur l’existence numérique.

  • Les enjeux de l’identification:

Vient alors la véracité du contenu et de son origine, de cette existence qui repose peut être sur des octets mais bien avec des individus faits de chair et d’os aux commandes, et vis versa. L’existence numérique ne reposerait alors que sur des fantasmes ? Non ! Bien entendu, ce paradigme est peut-être envisageable dans les mondes virtuels persistants, mais l’existence numérique ne se limite pas à ses plateformes. Elles sont mêmes minoritaires dans la vie numérique de l’individu. Les outils d’échanges communautaires tels les blogs, les forums, les plateformes d’hébergement de vidéos (DailyMotion, Youtube…), sont des éléments bien plus présents dans notre vie numérique. Nous en sommes mêmes venus à en être dépendants pour beaucoup d’entre nous. La liberté de ton et d’expression pousse les gens à s’affirmer via ces outils. Preuve en est, la récupération de ces plateformes par les politiques, pour promouvoir leurs idées. La campagne des présidentielles de 2007 est un parangon en la matière. Le Net est devenu un moyen d’affirmer ses opinions plus facilement que dans la vie réelle, car étant camouflé derrière un relatif voire total anonymat. Ceci me pousse donc à évoquer plus en détails les enjeux de l’identité numérique car il faut dire que la problématique est protéiforme. En regard de ce que j’ai explicité plus haut, on comprend que l’anonymat de l’individu derrière un avatar ou un pseudonyme, n’est pas sans conséquence sur l’identité numérique. En effet, même s’il n’est pas forcément évident de remonter vers l’utilisateur et faire la jonction avec le monde organique, un pseudonyme sur le Web est en lui-même un critère de l’identité numérique. Il bénéficie d’une existence propre, parallèle à l’existence réelle. Il bénéficie également d’un cercle de relations sociales numériques, d’une réputation et tout ce qui peut constituer une existence relationnelle. Par conséquent, l’enjeu est de prouver lors d’une intervention, qu’il s’agit avec certitude de la bonne identité, dénuée de toute usurpation. Cette problématique est encore beaucoup plus importante lorsqu’un individu signe de son propre nom sur le Web. Il est forcément facile d’utiliser le référent nominatif d’un individu pour signer une intervention. La diffamation peut donc devenir monnaie courante. Nous en voyons déjà les conséquences. Même si une relative discipline règne sur des débats ou enjeux limités, dès que l’on touche à l’émotionnel, comme la politique ou un débat de fond, cela dérape. Cet enjeu a été saisi par des prestataires qui proposent maintenant des applications permettant de valider l’identité de l’intervenant par un système d’identification homologué, comme l’est OpenID. Mais malgré le succès à venir de cette méthode, il est clair que nous n’en sommes qu’au début et ce système va devoir faire ses preuves. Il est pour le moment assez expérimental, et son adoption bien qu’en route pour etre généralisée à la lueur de l’actualité récente à ce sujet, nous devrons clairement rester vigilant, car il s’agit bien d’un enjeux des plus vital, tant l’existence numérique est en passe de devenir un véritable pilier de la vie de chaque individu.

  • Et le client dans tout ça ?

Toutes ces problématiques ont clairement un impact fort sur la façon de faire du business, surtout en ligne. Avec tous ces outils que l’on met à sa disposition, il est clair que le client sera de plus en plus en demande de reconnaissance, d’outils de communication communautaires, d’expression, liés à son acte d’achat. Le social shopping fait de plus en plus parler de lui et il sera de plus en plus nécessaire d’en tenir compte. Aujourd’hui, on achète de plus en plus pour s’identifier à sa communauté d’appartenance, parfois numérique. L’achat tribal, extrêmement répandu chez les ados est démesurément renforcé par ces plateformes sociales qui permettent de partager ses achats, convaincre les amis, etc. Ces nouvelles façons d’acheter, vont très certainement imposer une exigence de transparence renforcées chez les (e-) commerçants, car l’information voyagera de plus en plus vite, qu’elle soit positive ou néfaste. Ce sujet fera l’objet également d’un article complet.

  • Que nous réserve l’avenir ?

Mais que nous réserve l’avenir ? Bien présomptueux serait l’individu qui prédirait avec certitude l’avenir de l’existence numérique tant cette notion est fluctuante et protéiforme. Mais l’on peut toutefois faire quelques projections…Ne pourrait-on pas imaginer qu’un univers persistant (Second Life ?) prenne le quasi monopole de ces mondes ? Allez, débridons notre imagination : il pourrait être envisageable que le e-commerce se déporte sur ces milieux et que nous fassions nos courses dans des boutiques virtuelles avec notre avatar ? Nos e-shop faites de codes et d’images pourraient se transformer en boutiques 3D ! Cela relève bien entendu de la prospective mais dans le domaine du possible techniquement. L’on pourrait parler également de l’audit de ce qu’on appelle les « signaux faibles » qui se développent à grande vitesse grâce à toutes les applications estampillées « Web 2.0″ pour ainsi recueillir des informations précieuses sur l’état de ce qui se dit, se fait, se pense et ainsi prévoir les évolutions, tendances…. En revanche, ce qui est certain, c’est que l’identité numérique va progressivement prendre de l’ampleur au détriment de l’identité organique. Qui sait ? Notre existence numérique prendra peut être le pas sur notre existence réelle. L’existence numérique parallèle que se sont montés certains individus est parfois plus socialisante que leur vie organique. Leur réputation, statut, etc. est parfois bien plus important dans le monde virtuel. On constate déjà une addiction presque maladive chez certains sujets. Inquiétant pour certains, grisant pour d’autre, il est vrai que cette évolution ne se fera pas sans débat. Toutefois, il s’agit de cas extrêmes, et il y a fort à parier que cela restera marginal. Cependant, il est clair que les individus « normaux » n’en demeureront pas moins dépendants, de tous les services et outils de communication que nous fournit Internet (achats, discussions, rencontres amoureuses…) ou l’on « existe » de plus en plus. Bref, notre existence gérée par des machines ? Asimov, le « Nostradamus » de la robotique, doit commencer à jubiler dans sa tombe….. Voila, je vous invite à faire toutes vos remarques sur ce sujet passionnant.

Panorama sur l'existence numérique – Partie 2

Lundi 26 mai 2008

Deuxième partie de mon panorama sur l’existence numérique.

  • Les mondes virtuels persistants : révélateurs de l’existence numérique

Les mondes virtuels persistants, sont en bon nombre de points, des exemples pertinents de la manifestation de l’existence numérique. Second Life, porte très justement son nom. Cette plateforme repose sur une seconde existence, basée sur un monde virtuel créé de toute pièce par les concepteurs. Toutefois, ces mêmes concepteurs ont eu l’intelligence de ne créer que les fondements de ce monde alternatif, laissant libre court aux habitants de façonner la couche supérieure. En effet, chaque utilisateur, munit de son avatar créé à son image, ou pas, se voit allouer une parcelle où il peut construire son habitation ou autre. Un système économique reposant sur une monnaie virtuelle, le Linden Dollar, crée un véritable marché ou l’on retrouve une partie des services existants dans la vie réelle. Il est toutefois possible, et c’est là probablement, que réside l’une des problématiques de ces mondes virtuels, de convertir de l’argent réel en argent virtuel. De ce fait, certaines personnes (très rares encore aujourd’hui, il faut bien le reconnaître, se voient faire beaucoup d’argent grâce aux services proposés sur Second Life. Le meilleur exemple est sans doute, l’histoire de cette jeune chinoise devenue la star de l’immobilier virtuel sur cette plateforme, en proposant d’acheter des maisons toutes faites et d’une esthétique certaine, afin d’éviter aux utilisateurs de concevoir leur maison grâce au logiciel de création 3D fournit à l’inscription. L’on peut citer l’exemple de ces créateurs de mode concevant des habits à se procurer pour embellir son avatar. Pas étonnant que les marques, bien réelles celles-ci, comme Dior, se soient mises à lancer leur collection en avant première sur Second Life. On y retrouve donc, beaucoup des ingrédients de la vie réelle. Toutefois, il faut tempérer les choses. L’utilisateur comme je le soulignais plus haut, conçoit de A à Z son existence numérique avec tout ce que cela peut comporter comme attitudes, personnalités. En effet, la ou l’on à pas toujours la maîtrise de ce que l’on est et ce qui nous arrive, dans la vie numérique, il est possible de construire un individu correspondant à ses fantasmes, reposant sur nos frustrations quotidiennes. Il est plus facile de concevoir un avatar séduisant et sûr de lui, lorsqu’on peut lui façonner son physique et quand on échange des dires derrière un écran. La vie réelle est bien plus complexe et moins manichéenne.
Tempérons également les ardeurs à propos de Second Life. Il faut bien reconnaître, que le résultat est encore assez incertain, le moteur 3D est gourmand et approximatif. De ce fait, la réputation de SL, tent à s’éroder. S’agit-il d’une bulle ? Difficile à dire, mais force est de constater que succès pérenne ou pas, SL est (aura été) une plateforme innovante ouvrant le chemin de ces mondes numériques ou tout semble possible. Quant à l’exploitation commerciale, il est fort possible que l’on doive attendre encore quelques années avant que l’on puisse vraiment aller loin sur ces aspects. Pour ma part, je n’ai jamais véritablement cru en second life. Quand tout le monde criait au génie l’année dernière j’en avais appelé a la vigilance et l’on m’a souvent pris pour un grincheux….Je dois bien avouer qu’aujourd’hui, à la lueur des résultats de Second Life et du buzz qui s’est véritablement effondré, je n’avais pas tout a fait tort.

  • La notion d’Hyper-partage

Cette mot valise que j’avais conçu pour un article que je vais vous publier bientôt, met en valeur l’importance du partage au sens large au sein d’Internet. Cet article était plus orienté vers le partage de la valeur économique, que pour le reste. Il en est autrement ici où nous allons plus nous intéresser au partage de sa vie numérique.
Jours après jours, de nouveaux services nous proposent de partager nos avis, nos actions en temps réel, ce que l’on mange, ce que l’on boit, ou l’on va sortir ce soir et j’en passe. Force est de constater que nous avons désormais toute la batterie nécessaire pour effectuer un déshabillage numérique quasiment intégral. Allons nous glisser vers du voyeurisme numérique. Sincèrement je ne pense pas. Les services proposés sont souvent inutiles et ne dureront à mon avis pas longtemps. Twitter a été le premier a lancer cette mode du « What I’m doing now? » (ou plus généralement appelés services de LifeStreaming), mais de façon généraliste. Bien que n’étant pas du tout client de ce service pour le moment, je suis convaincu qu’il y réside une vraie utilité si l’on en éprouve le besoin. Preuve en est les commentaires relayés par les spectateurs d’une conférence, souvent suivis sur les différents Twits, à destination des gens sur la toile ne pouvant pas s’y rendre. Après pour ce qui est de dire ce que l’on est en train de manger en ce moment sur ce service, je ne vois pas trop l’intérêt….
Mais ce service n’est pas le seul, Facebook en un sens regroupe bien plus de données personnelles sur ce que l’on aime, qui l’on connait, d’ou l’on vient, bref une présentation quasi exhaustive de qui l’on est….Une partie de notre vie privée devenue publique ….J’y vois personnellement une évolution tout à fait radicale, et pas forcément au niveau de l’exploitation commerciale de cette plateforme qui peut être parfois border line, mais plus dans le principe. Il est vrai que Facebook a fait de gros efforts sur la préservation de la vie privée et il faut leur rendre cela, mais la sécurité des données laisse encore a désirer. Mais plus que cela, c’est la démonstration de l’évolution de la perception qu’à la jeune génération de l’identité. La ou pendant des années l’identité était considérée comme une donnée à préserver, aujourd’hui, l’on partage aux 4 vents qui l’on est, quels sont nos amis, ce que l’on aime. L’on noie notre identité individuelle dans une identité collective. Nous agissons de plus en plus de façon communautaire. C’est tout à fait fascinant de voir les jeunes adolescents, totalement immergés dans cette socialisation tribale, publique et ne guère se soucier de l’utilisation de ces données personnelles par d’autres membres de la communauté. En effet, une fois sur la toile, qui sait vraiment comment vont être utilisées nos données et par qui. Je reviendrai plus particulièrement sur Facebook dans un futur article. Car il y en a beaucoup à dire, et j’ai désormais une opinion assez claire sur le sujet pour l’avoir maintenant testé…
Ce partage de notre vie est véritablement une rupture dans l’évolution de l’existence numérique, elle rapproche tout en rendant de plus en plus opaque la frontière entre vie organique et vie numérique. Elles se confondent de plus en plus car ces réseaux sociaux sont pour la plupart nominatifs. C’est justement le fondement même de l’application « Retrouvez vos amis » ce qui n’est pas forcément évident lorsque l’on utilise un pseudo….

A suivre…

Panorama sur l'existence numérique – Partie 1

Jeudi 22 mai 2008

Cet article sera divisé en 3 parties/posts.
L’existence numérique. Grande notion me direz vous. Mais savons nous bien de quoi nous parlons ? Voici donc mon petit panorama à l’instant T de ce qu’est, je pense, l’existence numérique. Il est évident que dans ces quelques lignes, il est impossible de présenter ce vaste sujet dans les détails. Les passionnés y verront certainement des portes ouvertes, mais le but est plutôt de familiariser les néophytes aux enjeux de cette existence numérique. J’ai essayé autant que faire ce peu, d’être concis, mais ce n’est pas très facile tant ce sujet est riche et passionnant. L’article est assez long et parfois assez précis sur certaines notions, mais pas de panique, j’ai fais en sorte qu’il soit le plus pédagogique possible. J’ai travaillé longtemps sur cet article que j’ai découpé en 3 parties différents pour vous faciliter la lecture. Alors n’hésitez pas à réagir sur celui-ci dans vos commentaires et me dire ce que vous en pensez, c’est un sujet très intéressant qui mérite des discussions.
PS : Je vais utiliser les notions de monde organique pour qualifier notre vie non numérique. Expression que je préfère à « monde Réel » qui est je pense de moins en moins vrai, car l’existence numérique montre au contraire aujourd’hui que le monde numérique est bien plus « réel » au sens strict qu’il n’y parait.

Avec la présence de plus en plus grandissante des services Web centrés sur le client, les communautés d’utilisateurs se font de plus en plus grandes et influentes. Influentes dans la production de contenus et d’interventions, mais aussi, influentes sur la vie de l’utilisateur. En effet, l’existence sociale dans le monde organique se voit complétée par une existence sociale et relationnelle dans le monde numérique. On s’affirme, on s’identifie et on interagit avec la communauté. De ce fait, l’on peut voir cohabiter deux existences parallèles qui se complètent et parfois même,se substituent. Mais plus qu’une recherche de services, on constate que l’utilisateur est en demande de relations sociales numériques. En effet, le succès de plateformes comme Second Life ou plus largement Facebook, voire même Meetic, prouve que cette tendance relève de la lame de fond. Nous reparlerons de ces plateformes plus bas.

  • Les fondements de l’identité numérique d’aujourd’hui :

Mais que ce soit dans ces mondes virtuels ou sur des services moins « immersifs », comme les blogs, forums, ou mêmes certaines plateformes de e-commerce, l’utilisateur doit s’identifier en tant qu’individu. Il voit donc se créer chez lui une identité numérique. Cette identité numérique, à la différence de l’identité légale du monde organique, est façonnée dès le commencement par l’individu. En effet, dans le monde réel, on naît avec une identité, un nom, une appartenance sociale que l’individu ne choisit pas. Il fait en grandissant le choix de s’en détacher ou pas. En revanche, pour l’identité numérique, il façonne de A à Z, son nom, son appartenance à telle ou telle communauté. Cette identité est très souvent fondée sur une différenciation de l’identité réelle. Le choix d’un pseudonyme est très souvent révélateur de cette dichotomie entre les deux mondes. On crée un personnage, un avatar que l’on fait évoluer dans l’univers numérique. Toutefois, on peut constater ces derniers temps un rapprochement entre les 2 identités, car de plus en plus d’utilisateurs signent sous leur propre nom. On peut voir en cette tendance, l’importance grandissante que revêt l’identité numérique pour l’utilisateur qui de ce fait, ressent le besoin la rapprocher de son identité réelle, plus précieuse, plus personnelle. Tout comme dans la vie organique, l’existence numérique possède très souvent les mêmes conventions. L’individu se voit créer une réputation, un statut, une existence sociale basée sur les mêmes codes.

  • La socialisation numérique

Aujourd’hui, on le comprend, une partie de notre socialisation est numérique. En effet, l’explosion de réseaux sociaux tels MySpace ou plus récemment, le tsunami Facebook, démontre l’engouement des individus pour la socialisation numérique. Ces réseaux proposent toute une batterie d’outils pour se créer un réseau numérique et ainsi communiquer et échanger avec les amis. Le but ici n’est pas de détailler les fonctionnalités de ces réseaux numériques, je vous laisse les découvrir par vous même. Mais l’activité sur ces réseaux est je pense motivée par deux démarches qui vont différer selon les utilisateurs mais également dans le temps: une démarche semi-active que j’appellerais utilitaire et une autre beaucoup plus active que j’appellerais existentielle.
La première démarche, pourrait s’orienter vers une utilisation des outils au service de sa socialisation « réelle ». En effet, l’utilisateur, va manier ces outils pour faciliter sa relation avec ses contacts dans le monde moléculaire. Ces réseaux, de part cette utilisation, vont avoir un impact direct sur la vie organique. C’est je pense le cas des réseaux professionnels numériques comme Viadeo, Xing ou LinkedIn. Ce qui va différencier cette démarche est véritablement sa logique purement utilitaire.
La deuxième démarche, existentielle, est beaucoup plus implicante. L’utilisateur va l’utiliser souvent d’une part dans la première démarche, mais surtout pour se créer un univers relationnel numérique. C’est le cas par exemple des monde virtuels immersifs comme Second Life ou bien sous certains aspects, le plus ludique World of Warcraft. Mais les « mondes intermédiaires » comme Facebook ou MySpace, sont également de parfaits outils pour cette démarche. Le public jeune est d’ailleurs particulièrement addict de ce genre de pratique. Preuve en est le succès de Facebook qui était disponible au commencement uniquement pour le monde étudiant. Ces étudiants ont de part leur engouement, été de parfaits prescripteurs, moteurs, de ce réseau. Le taux de couverture sur la population étudiante de ce réseau social est énorme. Cette logique est très présente dans l’univers scolaire/étudiant. En effet, les étudiants, surtout aux états unis, sont vraiment sociabilisés de façon tribale. Cette frénésie de communication propre à cet age, se trouvé flattée par toute cette technologie qui a commencé avec les SMS puis désormais vers les Instant messenger et plus récemment, les réseaux sociaux et tous les outils qui sont installés dessus. Mais cette existence au travers des autres, cette dépendance au relationnel commence à glisser vers les individus plus âgés. Mais là ou la démarche des jeunes est poussée par un besoin naturel, pour les plus âgés, ces outils ont amplifié un besoin naturellement moins présents qu’a l’adolescence. Ce besoin de communiquer avec son réseau, partout, tout le temps. Des outils comme Twitter et son succès fulgurant, montrent bien qu’il s’agit réellement d’une lame de fond. Notre tribu (nos amis moléculaires et/ou virtuels) est devenue un pan entier de l’existence. Ces contacts sont parfois uniquement numériques ou parfois numériques et moléculaires. Nous en verrons les enjeux plus loin, après un intermède sur les mondes virtuels.

A suivre…

Le contenu video “choisi” selon Flickr

Mardi 8 avril 2008

Le buzz du jour c’est évidemment la sortie de l’option video pour l’application culte Flickr. Je l’utilise très modestement pour publier mes photos moblogguées (les pgotos dans la barre de droite de ce blog proviennent de mon profil Flickr) et je dois dire que c’est une superbe application pour partager ses photos et maintenant donc….pour certains….les vidéos
Une chose est sûre, le buzz de cette sortie est énorme et on peut constater qu’il est inversement proportionnel à l’augmentation du périmètre fonctionnel de l’application. Cette possibilité est réservée aux comptes « pro » et pour une durée n’excédant pas quelques minutes…..Une chose est sûre, Yahoo, a bien observé ses petits camarades Youtube et Dailymotion et ne veut certainement pas tomber dans les mêmes écueils (contenu illégaux, films sans interets…) et polluer l’une des applications 2.0 les plus réputée, class et sérieuse de la toile. Je ne dis pas qu’il y a que des contenus intéressants sur Flickr mais force est de constater que c’est globalement assez qualitatif. Par conséquent, c’est un contenu « choisi » auquel nous auront droit…..Pour combien de temps ? Le mythe d’un outils de partage qualitatif va-t-il tomber ?

Journée noire pour le Web 2.0

Jeudi 27 mars 2008

La blogosphère francaise se mobilise, et je ne vais pas déroger à la règle. Pas question de laisser ce jugement faire jurisprudence.

|Mode coup de gueule activé|

Je suis littéralement outré par le jugement rendu par le tribunal dans l’affaire opposant Eric Dupin dit « Presse Citron » et créateur de Fuzz à l’acteur Olivier Martinez. Encore un juge qui n’a rien compris au fonctionnement d’un Digg like. On ne peut pas lui reprocher de ne pas le savoir, ce que je trouve anormal, c’est qu’il n’ai pas essayé de creuser la chose, car c’est justement le cœur du procès. Eric est-il responsable ? Non, il faudrait dans ce cas condamner tous les aggrégateurs, voire même plus largement tous les sites d’actualités qui relaient les informations.
Je ne vais pas m’étaler sur le sujet, qui d’une part me met hors de moi, et d’autre part, je ne vais pas redire ce qui a été dit 100 fois. Faites une recherche sur technorati sur l’affaire, vous vous rendrez compte de l’étendue qu’a prit cette affaire et quel buzz monstrueux elle est en train de générer. Je pense que pour 2500 euros, Olivier Martinez, embobiné par son avocat probablement , va plus y perdre qu’y gagner car sa réputation est TRES sérieusement entachée…voire meme foutue d’un point de vue numérique. Alors un conseil Martinez, la prochaine fois, prends un avocat spécialisé dans le numérique avant de te lancer dans cette sinistre aventure…..car la tu t’es quand meme bien chié dessus….Meme si sur le papier tu as gagné…..

|Mode coup de gueule désactivé|

Mes prévisions Web pour 2008

Vendredi 4 janvier 2008

Dieu sait que je ne crois pas a l’astrologie, mais je vais pourtant essayer de faire Mme Soleil et vous faire part de mes quelques prévisions pour 2008.

  • L’incontournable convergence vers le mobile :

Elle se dessine, année après année. Mais je pense que tout comme 2007, 2008 va être l’année du mobile. Notamment en ce qui concerne le m-commerce, pratique qui pour le moment en est à ses balbutiements. Il est clair que les derniers mobiles comme le Iphone, vont permettre une vraie possibilité d’achat de façon réellement confortable, car force est de constater que le principal frein actuel est lié au terminal qui ne bénéficie pas d’une visualisation assez correcte de la page. Et génère de fait des réactions anxiogènes à l’achat sur le mobile. Le développement de ces pratiques au Japon depuis plusieurs années déjà l’a été en grande partie par une réelle avancée technologique des terminaux mobiles, générée bien entendu par un réel besoin.

  • L’explosion des applications SAAS :

En effet, 2007 a vu l’émergence, notamment du coté des poids lourds, comme des startups, de multiples applications SAAS (Software As A service), comprenez les applications logicielles full Web (comme les fameux traitements de textes et tableurs en lignes de Google par exemple). Je ne pense en revanche pas que 2008 sera l’année de la démocratisation des Web OS, même si l’on verra probablement l’émergence de superbe projets. Il va falloir attendre que l’offre de logiciels soient suffisamment large pour que les utilisateurs aient vraiment l’utilité d’un Web OS regroupant toutes ces dernières en un seul endroit. Pour autant, je pense clairement que 2008 verra une foule de ces applications fleurir sur le Web. Et de par ce fait de multiples débats vont continuer de se radicaliser autour des sécurisations de données et de la vie privée, qui découlent tout naturellement de l’utilisation des ces applications.

  • Le premier réel effritement des projets dits Web 2.0 sans business model solide et les premières migrations vers des modèles payants:

Si ce n’est pas 2008 alors ca sera 2009. Je pense que bien qu’il ne faille pas parler forcément d’éclatement de bulle, on constatera les premiers effritements des projets qui n’ont pas de reel business models. En effet, le tout gratuit est en train de s’installer solidement dans le Web. Cela ne serait pas inquiétant, si cela ne se cantonnait qu’aux « early adopters », qui je pense sauteront sans mal le pas vers le modele payant pour les applications telles Netvibes qui sont devenues vraiment, indispensables. Mais c’est le public de suiveurs qui est plus intriguant. En effet, la majorité de la population est en train de s’habituer à ce modele du tout gratuit….passera-t-elle le pas vers le payant ? Je n’en suis pas convaincu…Il est clair que nombre de projets lancés (voir meme de projets ayant levés des fonds), ne pourront pas tenir éternellement sur ces fonds sans que cela rapporte de l’argent. Par conséquent, l’on observera certainement les premières ventes « obligées » de ces services ou pire, leur fermeture. Il est clair que nombre de services ne coutent pas grand choses à leur créateurs. Toutefois des services comme Twitter ou assimilés, necessitent de la R&D. Comment vont-ils survivre ? Je ne doute pas de leur capacité à trouver une solution financière durables, pour les plus malins, mais encore faudra-t-il trouver rapidement ou trépasser…Je reviendrai plus tard sur ce sujet Ö combien passionnant…

  • La concentration des réseaux sociaux généralistes et le développement des réseaux sociaux verticaux :

Je ne vais pas m’étendra, car ce sujet est lié au précédent, mais je pense clairement, les principaux réseaux sociaux généralistes tels Facebook, vont continuer à exploser et se concentrer au détriment des réseaux sociaux généralistes de petite envergure qui ne survivront peut être pas, faute d’audience, et de temps à accorder aux poids lourd, chez l’utilisateur. De même, nous observeront probablement les premiers développement voire même réel succès des réseaux sociaux verticaux. D’autant, que la création d’open social et peut etre de OpenID, permettra un accès facilité aux différents réseaux de niche qui eux peuvent vraiment emmerger car consécutifs d’un reel besoin et non d’une perte de temps comme peut l’être Facebook sur certains aspects.

On pourrait évoquer encore pleins de sujets, j’en ai peut etre même oublié des costauds, mais il me faudrait des heures et l’envie de détailler tout cela rendrait l’article beaucoup trop long. Je reviendrai évidement sur ces sujets pendants l’année plus en détails, et toujours avec un oeil critique….vous commencez à etre habitué…