Allons nous arriver aux limites de l’UGC ?

Derrière ce titre un peu polémique, je vous le concède, se cache une réalité qui va, je pense, pousser nous autres professionnels du Web a reconsidérer certaines choses…Il est clair que l’User Generated Content n’est pas prêt de se tarir, mais plus simplement de changer et les modèles actuels de se tasser….
Analysons cela…

Ces trois lettres qui font lever des millions sur des business en grande partie basés sur la publicité. Ou comment les utilisateurs créent le contenu du site. Je ne vais pas réexpliquer la notion que tout le monde connait….(Youtube est un bon exemple)
Il y a plus d’un an j’évoquais l’esclavage 2.0 que mentionnait Karl Dubost un corolaire aux limites du Web 2.0, mais je dois dire qu’à la lumière des dernières évolutions je pense que certains phénomènes risquent de devenir des lames de fond.

En effet, de plus en plus de sites basés sur l’UGC se développent. Mais on peut imaginer deux conséquences liées:
– Tout d’abord, premières réflexion à adopter : on constate que la quasi totalité des projets basés sur de l’UGC ont des business models basés sur la publicité. Mais il ne faut pas oublier que les annonceurs n’ont pas de porte monnaie sans fond. Le nombre de régies et le nombre de portefeuille de sites dans leur escarcelle augmente de jour en jour. Mais on est en train d’assister de ce fait, à une explosion du nombre d’espaces publicitaires. Effectivement, le nombre d’annonceurs augmente également sur le Web, mais pas autant, d’autant qu’ils n’ont pas de budget illimité. Je pense par conséquent, que les projets basés sur l’UGC, qui sauront attirer les annonceurs seront ceux qui auront une audience extrêmement ciblée pour intéresser une niche d’annonceurs.

– Mais ce mécanisme peut être applicable également aux internautes…. Et les conséquences seraient bien entendu, plus vicelardes. En effet, l’internaute est de plus en plus sollicité pour créer son espace « machin », partager tel ou tel contenu. Il est clair que certains services plutôt classique comme youtube ou flickr, répondent à un besoin clairement défini et à une logique d’outils. Mais en parallèle, l’émergence de tous ces réseaux sociaux généralistes ou plateformes d’UGC qui se ressemblent commencent à certainement poser problème. En effet, tout comme les annonceurs n’ont pas de porte monnaie sans fond, les utilisateurs n’ont pas des journées de 45 heures pour gérer tous ces outils qui pour certains se ressemblent ou peuvent se substituer. Il faudra que ces services répondent à un vrai besoin méritant de passer quelques minutes par jours pour l’utiliser….Bah ouai ! Le besoin client….La base du business quoi, non ?

Tous ces réseaux sociaux ou ces services estampillé Web 2.0 sont terriblement chronophage. Il est clair que mécaniquement, le paysage de ces outils ou sites communautaires, risque de se redessiner. L’utilisateur ne pourra pas tout utiliser en meme temps. La ou les outils ou sites très spécifiques peuvent se compléter, il est clair que la chaine alimentaires des sites basés sur de l’UGC généraliste va permettre seulement aux gros prédateurs (Google, Facebook, Yahoo…) de s’en sortir, ou bien, tout comme dans la nature, à ceux qui auront été plus malins (les projets tres spécifiques). De même, comment allons nous passer le virage du tout gratuit car financé par la pub (Business models qui ne dureront certainement pas indéfiniement pour les raisons que je vous ennonçais plus haut) vers des modèles payants. Mais comment les consommateurs aborderont ce passage du tout gratuit au modèles payant, car on a beau être un doué du Web 2.0, on est pas mère Thérésa non plus…..Et surtout, sur quels modèles de pricing allons nous, nous baser ? Demander aux clients ? Mouais, on a la preuve avec les ventes d’albums musicaux ou le client fixe lui même le prix qu’il veut mettre. Malgré quelques prix qui se détachent, on a quand même le droit à a peu près tout. En effet, pour un même service ou produit, chaque client va très certainement l’évaluer différemment…..Toutefois, c’est une piste intéressante à travailler. Le casse tête commence. Je n’ai pas pour le moment pas la solution miracle, mais je commence à y réfléchir car il s’agira, je pense de l’un des enjeux de demain….

Qu’en pensez vous ??

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