Panorama sur l’existence numérique – Partie 1

Cet article sera divisé en 3 parties/posts.
L’existence numérique. Grande notion me direz vous. Mais savons nous bien de quoi nous parlons ? Voici donc mon petit panorama à l’instant T de ce qu’est, je pense, l’existence numérique. Il est évident que dans ces quelques lignes, il est impossible de présenter ce vaste sujet dans les détails. Les passionnés y verront certainement des portes ouvertes, mais le but est plutôt de familiariser les néophytes aux enjeux de cette existence numérique. J’ai essayé autant que faire ce peu, d’être concis, mais ce n’est pas très facile tant ce sujet est riche et passionnant. L’article est assez long et parfois assez précis sur certaines notions, mais pas de panique, j’ai fais en sorte qu’il soit le plus pédagogique possible. J’ai travaillé longtemps sur cet article que j’ai découpé en 3 parties différents pour vous faciliter la lecture. Alors n’hésitez pas à réagir sur celui-ci dans vos commentaires et me dire ce que vous en pensez, c’est un sujet très intéressant qui mérite des discussions.
PS : Je vais utiliser les notions de monde organique pour qualifier notre vie non numérique. Expression que je préfère à « monde Réel » qui est je pense de moins en moins vrai, car l’existence numérique montre au contraire aujourd’hui que le monde numérique est bien plus « réel » au sens strict qu’il n’y parait.

Avec la présence de plus en plus grandissante des services Web centrés sur le client, les communautés d’utilisateurs se font de plus en plus grandes et influentes. Influentes dans la production de contenus et d’interventions, mais aussi, influentes sur la vie de l’utilisateur. En effet, l’existence sociale dans le monde organique se voit complétée par une existence sociale et relationnelle dans le monde numérique. On s’affirme, on s’identifie et on interagit avec la communauté. De ce fait, l’on peut voir cohabiter deux existences parallèles qui se complètent et parfois même,se substituent. Mais plus qu’une recherche de services, on constate que l’utilisateur est en demande de relations sociales numériques. En effet, le succès de plateformes comme Second Life ou plus largement Facebook, voire même Meetic, prouve que cette tendance relève de la lame de fond. Nous reparlerons de ces plateformes plus bas.

  • Les fondements de l’identité numérique d’aujourd’hui :

Mais que ce soit dans ces mondes virtuels ou sur des services moins « immersifs », comme les blogs, forums, ou mêmes certaines plateformes de e-commerce, l’utilisateur doit s’identifier en tant qu’individu. Il voit donc se créer chez lui une identité numérique. Cette identité numérique, à la différence de l’identité légale du monde organique, est façonnée dès le commencement par l’individu. En effet, dans le monde réel, on naît avec une identité, un nom, une appartenance sociale que l’individu ne choisit pas. Il fait en grandissant le choix de s’en détacher ou pas. En revanche, pour l’identité numérique, il façonne de A à Z, son nom, son appartenance à telle ou telle communauté. Cette identité est très souvent fondée sur une différenciation de l’identité réelle. Le choix d’un pseudonyme est très souvent révélateur de cette dichotomie entre les deux mondes. On crée un personnage, un avatar que l’on fait évoluer dans l’univers numérique. Toutefois, on peut constater ces derniers temps un rapprochement entre les 2 identités, car de plus en plus d’utilisateurs signent sous leur propre nom. On peut voir en cette tendance, l’importance grandissante que revêt l’identité numérique pour l’utilisateur qui de ce fait, ressent le besoin la rapprocher de son identité réelle, plus précieuse, plus personnelle. Tout comme dans la vie organique, l’existence numérique possède très souvent les mêmes conventions. L’individu se voit créer une réputation, un statut, une existence sociale basée sur les mêmes codes.

  • La socialisation numérique

Aujourd’hui, on le comprend, une partie de notre socialisation est numérique. En effet, l’explosion de réseaux sociaux tels MySpace ou plus récemment, le tsunami Facebook, démontre l’engouement des individus pour la socialisation numérique. Ces réseaux proposent toute une batterie d’outils pour se créer un réseau numérique et ainsi communiquer et échanger avec les amis. Le but ici n’est pas de détailler les fonctionnalités de ces réseaux numériques, je vous laisse les découvrir par vous même. Mais l’activité sur ces réseaux est je pense motivée par deux démarches qui vont différer selon les utilisateurs mais également dans le temps: une démarche semi-active que j’appellerais utilitaire et une autre beaucoup plus active que j’appellerais existentielle.
La première démarche, pourrait s’orienter vers une utilisation des outils au service de sa socialisation « réelle ». En effet, l’utilisateur, va manier ces outils pour faciliter sa relation avec ses contacts dans le monde moléculaire. Ces réseaux, de part cette utilisation, vont avoir un impact direct sur la vie organique. C’est je pense le cas des réseaux professionnels numériques comme Viadeo, Xing ou LinkedIn. Ce qui va différencier cette démarche est véritablement sa logique purement utilitaire.
La deuxième démarche, existentielle, est beaucoup plus implicante. L’utilisateur va l’utiliser souvent d’une part dans la première démarche, mais surtout pour se créer un univers relationnel numérique. C’est le cas par exemple des monde virtuels immersifs comme Second Life ou bien sous certains aspects, le plus ludique World of Warcraft. Mais les « mondes intermédiaires » comme Facebook ou MySpace, sont également de parfaits outils pour cette démarche. Le public jeune est d’ailleurs particulièrement addict de ce genre de pratique. Preuve en est le succès de Facebook qui était disponible au commencement uniquement pour le monde étudiant. Ces étudiants ont de part leur engouement, été de parfaits prescripteurs, moteurs, de ce réseau. Le taux de couverture sur la population étudiante de ce réseau social est énorme. Cette logique est très présente dans l’univers scolaire/étudiant. En effet, les étudiants, surtout aux états unis, sont vraiment sociabilisés de façon tribale. Cette frénésie de communication propre à cet age, se trouvé flattée par toute cette technologie qui a commencé avec les SMS puis désormais vers les Instant messenger et plus récemment, les réseaux sociaux et tous les outils qui sont installés dessus. Mais cette existence au travers des autres, cette dépendance au relationnel commence à glisser vers les individus plus âgés. Mais là ou la démarche des jeunes est poussée par un besoin naturel, pour les plus âgés, ces outils ont amplifié un besoin naturellement moins présents qu’a l’adolescence. Ce besoin de communiquer avec son réseau, partout, tout le temps. Des outils comme Twitter et son succès fulgurant, montrent bien qu’il s’agit réellement d’une lame de fond. Notre tribu (nos amis moléculaires et/ou virtuels) est devenue un pan entier de l’existence. Ces contacts sont parfois uniquement numériques ou parfois numériques et moléculaires. Nous en verrons les enjeux plus loin, après un intermède sur les mondes virtuels.

A suivre…

  3Comments

  1. laëtitia   •  

    Je trouve ton article très intéressant. Si cela ne te pose pas de problème j’aimerais en faire par à mes camarades de classe lors d’un exposé où dont le sujet est la socialisation primaire et plus précisément la socialisation numérique chez les jeunes.

    Merci,

    Laëtitia

  2. Grégory Tocut   •  

    Oui bien sûr, tu peux tout à fait utiliser mon article dans ton exposé.
    Merci de simplement faire mention de la source c’est à dire mon nom et l’adresse du blog.
    A l’occasion si ça ne te dérange pas également, peux tu m’envoyer ton travail dont le sujet m’intéresse à l’adresse : gregory.tocut AT yahoo.fr
    Merci !

  3. laëtitia   •  

    Je te citerais bien-entendue dans les sources mais n’étant pas la seule impliquée dans cette exposé je n’ai pas la possibilité de t’envoyer notre travail. Sache néanmoins, que ton article sera utilisé à mon escient !

    Merci encore,

    Laëtitia

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